Aujourd’hui, la communication et le monde de la publicité nous font l’éloge d’une économie responsable, en faveur de l’environnement.
Mais cette communication, prend-elle réellement en considération les enjeux climatiques et environnementaux ?
Existe-t-il une communication en adéquation avec le sujet dont elle traite ?
Existe-t-il un modèle publicitaire qui serait respectueux de l’environnement ?

Plusieurs démarches voient le jour à travers le monde. Et cela dépasse même le domaine de la communication pour s’initier dans le domaine digital plus largement.
Aujourd’hui, nous sommes à la veille d’une révolution verte dans le domaine publicitaire et de la communication.

Comment faire évoluer l'identité visuelle d'une marque tout en respectant les valeurs environnementales qu'elle défend ?

La transition vers un nouveau monde plus économe en ressources est amorcée. C’est le sens que doit prendre l’histoire, l’histoire de l’humanité, mais de celle de notre planète avant tout.

Aujourd’hui, nous parlons de transformation des sociétés et de transformation des marques. Nous parlons de transformation digitale ! Nous parlons du futur, de l’Intelligence Artificielle, de la réalité virtuelle… Dans l’univers de la communication, tout le monde se projette dans ce futur digital, l’innovation est d’ailleurs digitale, comme si le futur devait être que cela.

Pourtant, dans cette notion d’avenir, il y a celle du développement durable
qui est très importante, dans beaucoup d’industries, nous en faisons une priorité, et des entreprises engagent une transformation dans ce sens. Nous le constatons aujourd’hui dans l’énergie, il y a la transformation environnementale, par des centrales à charbon au panneau solaire et à la géothermie. Dans la mobilité, il y a la transformation environnementale, on passe des voitures à essence aux voitures électriques, et aux vélos connectés. Dans l’alimentaire, aussi, il y a de plus en plus
de produits provenant d’une agriculture biologique, réfléchie d’une agriculture raisonnée. Nous constatons également une augmentation des produits locaux, français. Dans le textile, on fabrique des vêtements à partir de coton biologique. Dans beaucoup d’industries, il y a cette notion de transformation environnementale.

Mais il y en a une qui semble ne s’être jamais posé la question de la transformation environnementale, l’industrie de la communication et plus précisément celle de l’image de marque, Est ce qu’on peut faire les choses différemment ?

Il y a déjà eu des actions ponctuelles, une campagne de communication sur la protection de l’environnement, l’impression sur papier recyclé, la mise au « vert »… Mais il n’y a pas de réelles considérations comme il y en a pour les panneaux solaires ou les vélos électriques.

La première chose, c’est de se poser la question : est-ce qu’il y a réellement un besoin ? Une marque pour vivre elle doit consommer, de l’encre, du papier, de l’espace serveur et donc de l’énergie.
Plus la marque est grosse, plus elle consomme et plus les quantités sont extrêmement importantes. Ne serait-ce qu’un site internet, on parle de pollution digitale aujourd’hui qui est extrêmement important, qui pollue autant que le secteur du transports aérien, et puis il y a tous les sacs, les papiers, les publicités. Cumulé, cela crée une empreinte carbone extrêmement importante pour ses marques-là. Plus la marque est grosse et plus elle a besoin de communiquer et plus elle va polluer.

Il est donc très important aujourd’hui, de prendre en considération la part de responsabilité de ce secteur d’activité dans la pollution et les effets néfastes pour l’environnement de ce modèle économique, pour y apporter des solutions concrètes en faveur de l’environnement. Au fil de ce mémoire, nous problématiserons et interrogerons les diverses solutions qui permettent d’engager une démarche écologique dans le monde de la communication. Nous verrons que ce système ne peut être viable et surtout sincère que s’il est global.